Partager l'article ! Occupation du gymnase du collège d'Echange: Pendant que je planche des sujets aussi frivoles que le Moyen-Age et l'art dramatique, bien des chos ...

Cela fait maintenant plus d'un mois que le collectif se démène pour trouver un logement pour ces personnes. La préfecture, qui déclare s'en occuper, ne leur a pour l'instant pas proposé de solutions pérennes. Le collectif et la ville de Rennes dénoncent également la diminution du nombre de places d'hébergement temporaire dans le département, alors que Rennes est la seule plate-forme d'accueil en Bretagne. Contactée hier, la préfecture d'Ille-et-Vilaine se refuse à tout commentaire.
Une solution concrète exigée avant lundi
Face à cette situation qui semble piétiner et au vu des nombreux courriers envoyés à la préfecture qui demeurent sans réponse, Marianne Chapdelaine, conseillère municipale, déléguée à l'égalité des droits et à la laïcité, a décidé de monter au créneau. Elle a annoncé hier après midi qu'elle demandait au préfet d'Ille-et-Vilaine d'organiser une réunion d'ici lundi prochain. Réunion « qui se voudra constructive, avec pour objectif de trouver des solutions concrètes. »
Elle a de nouveau partagé son indignation avec les membres du collectif. « C'est une situation humainement dramatique. Ces demandeurs d'asile ont un titre de séjour, la loi doit donc leur assurer un logement. » Avant de préciser, avec regret : « C'est de la compétence de l'État, et non de la mairie de prévoir des logements pour ces personnes. Mais l'État n'assume pas ses responsabilités. »
Le NPA prendra le relais
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) soutient également l'occupation du gymnase. Valérie Faucheux, porte-parole de la section d'Ille-et-Vilaine, a précisé que les militants du parti « prendraient le relais dans le gymnase à partir de vendredi soir » et remplaceront ainsi les membres du collectif de soutien aux personnes sans-papiers.
Hélène Flautre, tête de liste d'Europe Écologie et présidente de la sous-commission des Droits de l'homme au Parlement Européen, en visite hier soir au Centre de rétention administratif à Saint Jacques de La Lande, a quant à elle insisté sur l'importance « des actions collectives qui permettent de faire valoir les droits des demandeurs d'asile, pas toujours mis en oeuvre. » Elle déplore que l'État tende à « rendre invisible ces personnes en les chassant, en les enfermant et en les rendant encore plus vulnérables. »
Des réquisitions d'office
Si toutefois Marianne Chapdelaine n'obtenait pas de réponse positive quant à la tenue d'une réunion avec le préfet d'ici lundi, le collectif de soutien aux personnes sans-papiers prévoit de réquisitionner d'office des logements. Yannick Cottin, du Parti de Gauche, a rappelé qu'il existait « 8000 logements vacants à Rennes Métropole et 2000 dans Rennes intra muro. »
Depuis un mois et demi, les occupations de lieux publics par le collectif de soutien aux demandeurs d'asile se multiplient. Dernier en date, le collège
d'Echange, rue de Dinan. La Ville souhaite organiser une réunion d'urgence avec la préfecture, pour trouver des solutions d'hébergement pérennes.
"On a un gouvernement qui nous parle de casseurs mais qui ne respecte pas lui-même la loi, c'est bizarre comme système !" La loi qu'évoque ce militant, c'est l'obligation légale qu'a
l'Etat de prendre en charge les étrangers qui cherchent refuge en France. "Entre le moment où ils arrivent sur le territoire et le moment où leur demande est traitée, l'Etat est censé les
héberger et les nourrir. Normal, puisqu'ils sont souvent sans ressource et qu'ils fuient la répression dans leur pays d'origine !"
Actuellement, dix personnes originaires de Mongolie occupent le gymnase du collège d'Echange, rue de Dinan. C'est la 10e "occupation amie" depuis le mois de mars (lire ici notre
récit). "A chaque fois, la Ville est sollicitée pour trouver une solution", explique Marie-Anne Chapdelaine, ajointe au maire déléguée à l'égalité des droits. "Nous prenons
acte de cette nouvelle occupation, personne ne sera évacué avant lundi soir. Mais comme c'est une compétence de l'Etat, nous demandons une réunion d'urgence avec le préfet pour trouver des
solutions pérennes. Ce ne sont pas des clandestins, il faut le rappeler !"
Suite à cet appel, la préfecture n'a pas souhaité réagir. Les deux courriers envoyés par le maire Daniel
Delaveau depuis le mois de mars n'ont pas non plus été suivis d'effets.

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